Marie était-elle sans péché ?

mardi 13 mai 2008 0 commentaires

Cet article fait partie de la série consacré à l’enseignement de l’Eglise Catholique Romaine sur la personne de Marie, la mère de Jésus. Les dires de l’Eglise Catholique faisant l’objet de notre analyse seront tirés du livre du Père Robert Witwicki intitulé “ Marie : Questions et réponses ”. Les citations de ce livre seront mis en rouge.



3..1. Saint Paul a écrit : "Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu" (Rm 3, 23). Comment les catholiques peuvent-ils dire que Marie n'a jamais connu le péché ?

Effectivement, la conception immaculée de Marie est une vérité de foi, proclamée par le Pape Pie IX en 1854. Marie, la mère de Jésus, par une grâce exceptionnelle, découlant par avance de la Croix de Jésus, a été sauvée du péché, non pas comme nous tous, qui avons d'abord été souillés (maculés) par le péché dès notre conception et notre naissance dans une humanité péchersse, puis lavés par le baptême et la miséricorde de Dieu, mais en étant préservée de ce péché dès le premier instant de son existence humaine, dès sa conception dans le ventre de sa maman. En disant cela, l'Eglise reconnaît que Dieu a préparé d'une manière unique la femme qui devait devenir la mère du Verbe Incarné. Elle veut souligner aussi la saintété de toute la vie de Marie : à aucun moment la Mère de Dieu ne lui a refusé, par un péché, la moindre marque d'amour et de fidélité, ni le moindre service.

En Luc 1 : 46 – 47, Marie dit « Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, ». Marie avait donc conscience du fait qu’elle avait besoin d’un sauveur. Quand on sait que sa vie n’était menacée mais qu’elle venait pour passer paisiblement 3 mois chez sa cousine Elizabeth, on comprend que le salut qu’elle attendait de Dieu n’était pas physique mais spirituel. Elle avait besoin que son âme soit sauvée par Dieu, ce qui est caractéristique à tous les hommes nés sous le péché.

La doctrine de l’immaculée conception a été introduite par un hérétique vigoureusement condamné par les premiers Papes et les théologiens de premières années de l’Eglise catholique.

Comme dit dans la question, la Bible affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 : 23). Elle dit encore « il n’y point de juste, pas même un seul » (Romains 3 : 10). La seule exception à cette règle parmi les humains est Jésus de qui il a été dit «Lui qui n'a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude; » (1 Pierre 2 : 22)et encore « Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5 : 21). En contraste, Marie affirme de e Dieu qu’il est son sauveur (Luc 1 : 47). Si Dieu est son sauveur, alors Marie n’était pas sans péchés. Les gens sans péchés n’ont pas besoin d’un sauveur.

Dans le livre d’Apocalypse, quand on cherchait quelqu’un en mesure d’ouvrir le livre et d’en desceller les sceaux, la seule personne trouvée digne était Jésus. Personne d’autre dans le ciel, sur la terre (y compris Marie) et sous la terre ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ou même de le regarder.

« Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, qui criait d'une voix forte: Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux? Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder. Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder. Et l'un des vieillards me dit: Ne pleure point; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. » (Apocalypse 5 : 1 – 7)


Affirmer que Jésus comme Marie n’ont pas vécu dans une chaire en tout point semblable à la notre est un enseignement attribué à l’Antechrist dans les Ecritures.


« Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. » (1Jean 1 : 2 –3)

« Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude. Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2 : 14 - 18)

« Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4 : 15)

« mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, » (Philippiens 2 : 7)

Si Marie était née préservée du péché, Jésus serait alors né avec une nature tellement différente de la notre qu’il ne serait pas dit qu’il avait participé pareillement à la chair et le sang en étant en tout point semblable à ceux qu’il devait sauver. Il n’aurait pas aussi était en mesure de compatir à nos faiblesses en étant tenté en toute chose comme nous.

Read full post >>

Blog Archive

Recent Works